Les Petits Lutins Malins

« Ça, c’est d’la Magie ! Maman ! »
Me dit ma fille, du haut de ses cinq ans.

« Ça, c’est d’la Magie ! »
Aux pays des petits,
Il n’y a jamais d’ennui.

« Moi, plus tard, puisque l’Égypte existe encor’
C’est décidé, je serais Pharaon ! »
Lui rétorque son frère, qui est déjà un grand !

Et maman pense :
« Au pays des petits moutons,
Qui broutent le vert gazon,
Je planterai des petits lutins mutins,
Qui au petit matin,
Iront jouer dans la pluie et ses flaques,
Pour éclabousser les limaces ! »

« Ca, c’est d’la Magie ! Maman ! »
« Maman », ce mot si doux,
À l’accent mélodieux, qui à lui seul
Chante les accords du Bonheur.

« Ouh ! Ouh ! Maman, t’es dans la lune !
T’as pas entendu ? :

« Avec mon chapeau pointu,
Moi je veux être Fée ! »

« Et ma chevelure ondulera dans le vent
Comme les vagues bleues de l’Océan !

Je volerai très haut dans le Ciel,
Et assise sur mon nuage, Fi de perlimpinpin,
Moi, c’est de la poudre à rêve,
Que je soufflerai sur le Monde »

« Ouh ! Ouh ! Maman, descends d’ton nuage ! »
Grogne un Papa bougon, tout poussiéreux,
Sorti tout droit du placard, et
Qui ne sait plus rêver.

« Aurait bien besoin d’un p’tit coup de poudre à rêve,
Celui là !
Crois bien que j’vais commencer par lui ! »

« Allons ma Fille ! Sors tes potions,
Ton bocal à malice,
Tes éprouvettes à délices,
Et de ta baguette magique,
Jette le sort à Papa,

Celui de lui rendre à nouveau :

Le Sourire ! »

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