Le Clown

Un clown a voulu un jour
me raconter sa vie.
Je n'ai pas voulu l'écouter,
et je suis partie sans détour !

Sur mon chemin,
voici que je le croise à nouveau,
et lui dis : 'c'est à croire,
que nos destins sont liés
et, le sort en est jeté,
je consens enfin à vous écouter.'

Mais cette fois,
le clown qui en avait plein droit
ne daignât me voir
et me dédaigner, préféra.

Après tout, j'étais bien punie
de n'avoir pas voulu
lorsqu'il me le quémandait
lui accorder ne fût ce qu'un répit.

Comment avais je pu ?
Être aussi injuste
au point d'en oublier
que même les clowns ont une âme,
fragile, qu'il cache derrière leur grimage ;

Et, lorsque je m'approchais
pour d'un peu plus près le regarder,
je découvris, derrière son visage fardée
un regard empli d'une tristesse si profonde,
que j'en fus touchée.

Mais comment un clown pouvait-il être aussi triste ?
Oh mais décidément, je n'y comprenais rien !

Et je lui tendis la main.
Et, le clown enfin me parla.
Et, le clown enfin me regarda.
Ce que je lus alors dans ses yeux m'étonna !
'Comment ? Le clown, tu ne sais plus sourire !'

Mais un clown qui ne sait plus sourire,
c'est comme un printemps qui ne va jamais revenir,
comme un été qui va mourir.
Comme ces oiseaux qui vont fuir.

'Allons le clown' lui dis-je
'Secoues-toi un peu.
Ouvres ton coeur,
donnes moi la main.
Soyons unis, soyons amis,
et nous pourrons tous deux rendre au monde,
le plus beau des sourires.'

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×